Comment s’épanouir professionnellement et personnellement ?

Est-ce faisable ? L’un n’est-il pas contradictoire avec l’autre ?

Tout est une histoire d’équilibre…

D’équilibre entre quoi et quoi ? 
Entre la vie professionnelle et personnelle. Ou plutôt quant à votre faculté d’adaptation aux deux.

Transcription texte de la vidéo

 

D’après vous, est-ce possible d’allier épanouissement professionnel et personnel ?
Pas évident comme question n’est-ce pas ?

Alors je vais répondre en avance : OUI il est possible de le faire !

Mais alors comment ça se fait qu’il y a plein de jeunes adulte qui n’arrivent déjà pas s’épanouir professionnellement (et c’est peut-être votre cas). Comment est-ce possible d’allier les deux ?

Ça peut paraître être un challenge extrêmement difficile.

Et bien en fait, c’est parce que vous n’avez pas été formé pour vous épanouir personnellement.

A l’école, on nous enseigne des valeurs comme « avoir un bon travail » ce qui a trait à l’épanouissement professionnel.

Alors même si je ne suis pas d’accord sur la manière d’enseigner cela, forcé de constaté qu’elle centre son éducation sur l’épanouissement professionnel.

Mais en revanche, on ne nous parle jamais d’épanouissement personnel. Et encore moins d’allier les deux.

C’est pour cela qu’il arrive, à 25 ans environ, ce qui s’appelle : la crise des 25 ans. Nous allons en parler tout de suite.

Dans une première partie, nous allons voir comment arrive cette crise. Puis dans une seconde, comment faire, en pratique, pour s’épanouir dans les deux branches.

Dans cet article, je vais m’appuyer sur un livre qui s’appelle Génération Caméléon de Anazade Amdjad. Il parle d’un 7e sens qui est l’adaptation (le 6e sens est, selon l’auteur, l’intuition…).

Mais tout d’abord rappelons le contexte.

 

Qu’est-ce que la crise des 25 ans ?

 

Notre monde aujourd’hui est en pleine transition. Le marché de l’emploi croît à une vitesse folle. Plusieurs générations travaillent actuellement ensemble. Les innovations et l’informatique évoluent de manière exponentielle.

Apparemment : « 50% des métiers dans 50 ans (en 2070) n’existent pas encore. »

Et donc la conséquence de toutes ces mutations, c’est une crise existentielle qui touche beaucoup de jeunes adultes : la crise des 25 ans.

Cette crise est due à une mauvaise insertion dans le monde du travail. La cause peut être variable, un patron insupportable, un environnement toxique, un idéal brisé…

Par exemple, vous faites tout un cursus scolaire pour pouvoir obtenir un job. Puis une fois arrivé dans la réalité du métier, vous vous rendez compte que ce n’est pas ce que vous attendiez. Vous commencez à perdre de vue le sens de ce métier, ou alors vous vous rendez compte que depuis le début vous vous êtes trompé de filière.

Par conséquent, vous traversez une période de remise en question. Une période de doute, d’inquiétude, de recherche de sens…

Je vous l’accorde, ce n’est pas agréable !

Et en fait, cette crise existentielle, on pourrait l’appeler crise identitaire.

Mais qu’est-ce donc que ce truc ?

Je vais vous expliquer.

Durant toute notre vie, nous sommes influencés par des sources identitaires. C’est à dire des groupes de personnes qui partagent des valeurs, des idéologies communes et qui nous « imposent de rentrer dans la norme » pour en faire parti.

Dis comme ça, ça sonne péjoratif. Mais vous allez comprendre.

Le premier groupe que nous rencontrons dans notre vie est la famille. On l’appelle entourage significatif.

Notre famille nous éduque. Elle nous transmet son savoir vivre, ses valeurs et sa culture. 

Elle peut nous transmettre un type d’état d’esprit par ces phrases : « aies de bonne notes à l’école » , « fais de longues études », « épouse un homme aisé » etc…

Vous commencez à saisir ? Je continue.

La seconde référence identitaire que nous rencontrons est l’école. 

L’école nous apprend les normes sociales. Ces normes sont des codes qui sont nécessaires pour agir en groupe. Il y a les valeurs comme, le respect d’autrui, le partage, l’entraide, la communication etc…

Enfin, la troisième et dernière source : la société française (ou l’éducation nationale).

Là, ce sont des valeurs comme « avoir un job reconnu », « avoir un statut social élevé », « gagner beaucoup d’argent », « obtenir des diplômes » etc…

Et concernant tous ces groupes, si l’on ne respecte pas ces règles, on se fait punir.

La sanction est variable : regard noir, exclusion du groupe, licenciement…

Enfin toutes sortes de rejet qui, du fait de notre besoin d’appartenance, nous fait adhérer à ces normes.

Cependant, il arrive parfois que plusieurs sources identitaires soient divergentes.

À ce moment : conflit identitaire.

Et le problème est de ne pas arriver à trouver une solution qui permet de suivre ses rêves sans « briser » certains codes (inculqués par notre famille par exemple).

Prenons un exemple concret, admettons que vous voulez devenir pâtissier. Vous adorez créer des pâtisseries, des viennoiseries, des confiseries etc…

Vous voulez faire un cursus là dedans mais votre famille vous a depuis tout petit éduqué avec la culture suivante : « trouve un métier à hautes responsabilités comme ingénieur, cadre… »

Vous êtes à ce moment tiraillé par votre désir de devenir pâtissier et le modèle professionnel de votre famille.

Comment se décider… suivre son rêve quitte à sortir de la norme familiale ? Comment vont-ils me voir après cela ?

Quelle est la solution pour éliminer cette dissonance désagréable ?

 

Comment allier l’épanouissement professionnel et personnel ?

D’après l’auteur, la solution est d’agir dans la continuité. C’est à dire de satisfaire l’identité pour soi mais aussi l’identité pour autrui.

Souvenez-vous, je viens de mentionner le besoin d’appartenance. Il existe un autre besoin qui ne peut pas être mis de côté. Il s’agit du besoin d’estime ou de reconnaissance.

L’épanouissement n’est donc pas favorable à ceux qui foncent en écrasant les autres sur leur passage.

Ainsi, quand on doit faire un choix professionnel, on ne doit pas délaisser la reconnaissance des autres. Sans quoi, au lieu d’être épanoui car on a suivi notre rêve, on fini seul ou malheureux. 

Dans ce cas-là, il existera une tension identitaire et on aura échoué dans la quête de l’apaisement ou de l’épanouissement personnel.

Dans le cas contraire où l’on suivrait nos ambitions coûte que coûte et où on écarterait nos proches de l’affaire, on suivrait une carrière « déviante ».

Dans cette carrière déviante, on retrouve les comportement anti-sociaux tels que la délinquance, la drogue ou encore la solitude.

Mais alors comment faire ?

Je vous propose une méthode qui s’appelle la double transaction.

Si je devais la définir, je dirais qu’il s’agit d’accepter de « sacrifier » des parts de nos désirs afin de trouver un juste équilibre entre la bien pour soi et le bien pour les autres.

Le problèmes avec les jeunes, c’est cette non-acceptation de ce sacrifice.

Ainsi, on a tendance à vouloir foncer droit vers notre idéal en écartant tout opinion extérieur. Donc au lieu de finir heureux car on a suivi notre passion, on finit malheureux…

Comment faire alors pour faire ce que l’on aime tout en gardant la reconnaissance des autres ?

Premièrement, en arrêtant d’imposer brutalement ses choix.

Préférer communiquer en amont sur ses intentions. En expliquant les bénéfices que l’on tire, comment nous envisageons notre projet, comment nous fonctionnons etc…

Cela permet de préparer nos proches et de pouvoir les rassurer s’ils s’inquiètent. En gros, cela permet de gagner l’adhésion des autres pour notre projet et donc de garantir leur reconnaissance.

Prenons un exemple concret.

Imaginons que vous voulez devenir banquier à l’étranger car vous voulez changer d’environnement. Cependant, cela ferait très mal à votre famille et à vous également de s’éloigner autant les uns des autres.

En effet, vous ne pourriez plus beaucoup vous voir et la proximité est importante dans votre entourage significatif.

Ce que dit la double transaction c’est de trouver un compromis.

Par exemple, vous choisissez une ville en France très différente de la vôtre et vous vous installez las bas. 

Cette nouvelle décision permet de pouvoir revenir régulièrement voir vos proches tout en satisfaisant votre désir de changer d’air.

Un autre exemple pour que vous compreniez encore mieux.

Cette fois-ci vous voulez faire du théâtre. C’est votre passion et vous avez toujours eu ce goût pour le jeu de rôles. Mais voilà le problème, votre famille prône dans son éducation le fait d’avoir un emploi stable et « classique » comme être un employé par exemple. 

Vous pouvez utiliser la double transaction et choisir le processus suivant : exercer un emploi classique et prendre des cours du soir. Pourquoi pas faire les deux activités en même temps !

Ainsi, vous satisfaites votre désir de faire du théâtre et celui de votre entourage significatif d’avoir un emploi classique.

 

Bien entendu, la double transaction n’a pas lieu si vos proches sont souples d’esprit et acceptent facilement votre choix.

Elle est utile lorsque un dilemme est très cornélien.

Si je devais résumé tout ce que je viens de dire en une phrase (et ça fait beaucoup…), je dirai :

si vous êtes en conflit identitaire entre deux sources divergentes, vous devez négocier une solution équilibrée qui satisfait l’identité pour vous et l’identité pour les autres. Ainsi vous vous épanouirez professionnellement et personnellement.

 

J’espère que cet article vous a plu.

Maintenant, j’ai une question pour vous. 

Est-ce que vous connaissez votre identité ? 
Ou plutôt est-ce que vous savez ce que vous voulez ?

Peut-être que vous êtes en train de vivre une crise existentielle actuellement. Vous êtes dans le brouillard, dans l’incertitude et vous vous cherchez en permanence.

C’est votre préoccupation du moment. Elle vous fait cogiter jusqu’à tard le soir. 

Vous avez compris le principe de double transaction mais il manque encore une pièce du puzzle : « qui je veux être? ».

L’école ne vous a pas accompagné pour cela. Les conseillers d’orientations sont médiocres et l’état non plus n’aide pas dans tout ce qui est réflexion et orientation.

Vous avez besoin de vous poser les bonnes questions. De travailler peut-être autrement sur vous-même. 

Je peux vous aider !

J’ai conçu pour vous une formation de 3 jours par mail totalement gratuite.

Dans cette formation, on va travailler en profondeur jusqu’à toucher votre psychologie.
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Si cet article vous a servi, n’hésitez pas à consulter les autres sur le blog.

 

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